Lorsqu’il s’agit du sujet de l’avortement, les premiers chrétiens étaient unanimement contre. Leur position était profondément enracinée dans les enseignements de Jésus et de la Bible, lesquels soulignent que tous les êtres humains sont créés à l’image de Dieu et possèdent une valeur intrinsèque. Nous allons examiner ce que croyaient les premiers chrétiens, non seulement à travers ce qu’ils disaient, mais aussi à travers ce qu’ils faisaient.
Leurs écrits
Nous avons des copies de plusieurs textes chrétiens anciens qui condamnent clairement l’avortement. Par exemple, la Didachè, qui est un manuel chrétien datant d’environ 50 après J.-C., stipule explicitement : ‘Tu ne tueras pas un enfant par avortement et tu ne feras pas périr le nouveau-né.’ Une autre voix significative est celle de Tertullien, qui était un écrivain prolifique et l’un des premiers apologistes chrétiens. Vers 190 après J.-C., il écrit : ‘Dans notre cas, un meurtre étant une fois pour toutes interdit, nous ne pouvons pas détruire même le fœtus dans l’utérus, tandis que l’être humain tire encore du sang des autres parties du corps pour sa subsistance. Empêcher une naissance est simplement un meurtre plus rapide’ * Saint Basil le Grand, théologien et moine qui a grandement influencé le Christianisme a écrit dans une de ces lettres : “Une femme qui a délibérément détruit un fœtus est coupable de meurtre.” Gardez le nom de Saint Basile en tête, on reviendra sur lui plus tard. Mais leurs opinions étaient plutôt claires, non ?
Et pourtant, même à leur époque, leurs convictions étaient en totale contradiction avec les normes morales en vigueur. Mais nous allons voir que ce n’était pas seulement avec les mots qu’ils luttaient contre l’avortement, mais aussi avec leurs actions.
Leurs actions
Les premiers chrétiens agissaient concrètement et avec compassion pour venir en aide aux mères et aux enfants dans le besoin. A l’apogée de l’Empire romain, l’infanticide était une pratique courante et acceptée. Les nouveau-nés non désirés étaient souvent abandonnés à la mort, laissés sur des tas d’ordures ou, dans certains cas, noyés. Beaucoup de ces nourrissons étaient indésirables en raison de déformations ou parce qu’ils représentaient une trop lourde charge économique pour la famille. Les premiers chrétiens étaient poussés par leur foi en Jésus-Christ à sauver ces enfants abandonnés. Ils recueillaient les nourrissons abandonnés, les élevaient comme les leurs et, au fil du temps, les chrétiens commencèrent aussi à établir des orphelinats et des foyers pour enfants trouvés. Les efforts de chrétiens et d’églises locales, qui s’occupaient des enfants abandonnés, dans une société où ceux-ci n’avaient aucun droit, contribuèrent à répandre les valeurs chrétiennes à travers l’Empire romain. Et lorsque le Christianisme devint la religion officielle de l’Empire romain en 380, les choses changèrent encore plus. Les croyances chrétiennes sur la valeur de la vie de chaque être humain changea la façon dont la société traitait les plus vulnérables.
En raison de tous ces actes de charité, l’Église chrétienne primitive établit des règles et des lignes directrices pour rendre ces efforts plus efficaces et plus répandus. Nous en avons encore les traces aujourd’hui. Les premiers conciles de l’Église, comme le concile régionale de Vaison en 442, établirent des lignes directrices pour que l’Église prenne soin des vulnérables, en particulier des enfants abandonnés.
L’exemple de Saint Basile
Cet engagement à prendre soin des plus démunis a été aussi incarné par des figures telles que Saint Basile le Grand. Né en 330 après J.-C., il était théologien, moine et évêque. Saint Basile est surtout connu pour avoir établi l’un des premiers hôpitaux de l’histoire. Ce projet monumental, connu sous le nom de “Basiliad”, était en fait une mini-ville. Il comprenait un hôpital, un hospice, un asile pour les pauvres, un orphelinat et même une léproserie. Le Basiliad* servit de modèle aux futurs efforts chrétiens pour aider les plus vulnérables. À une époque où la société romaine marginalisait les plus faibles, le Basiliad montrait une compassion chrétienne contrastant avec les normes de l’époque. Grégoire de Nysse, ami de Basile, l’a décrit comme un lieu où ‘personne n’était rejeté’.
Dans son best-seller “Dominion”, l’historien athée Tom Holland reconnaît l’approche de Saint Basile comme fondement des valeurs humanitaires et des systèmes de santé que nous avons aujourd’hui dans le monde occidental. C’est le Saint Basile dont nous avons parlé au début ce cette vidéo, qui était clairement contre l’avortement. Saint Basile l’était dans les mots et dans les actes, comme les chrétiens de son temps. C’est la compassion et les efforts des premiers chrétiens qui ont considérablement influencé les attitudes de la société envers les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants.
Une inspiration pour nous
Nous avons beaucoup à apprendre des premiers chrétiens. D’abord, ils n’hésitaient pas à dire la vérité, même si elle était en totale contradiction avec les normes morales de leur époque. Aujourd’hui encore, la moralité chrétienne et celle du monde sont souvent en opposition, comme dans le cas de l’avortement. On ne parle plus d’avortement, mais on utilise désormais l’euphémisme IVG (Interruption Volontaire de Grossesse). Dans notre société française, il y a peu de gens qui osent s’exprimer publiquement contre l’IVG.
Leur exemple reste pertinent aujourd’hui. La position inébranlable des premiers chrétiens contre l’avortement est une inspiration pour nous aujourd’hui, ainsi que leurs actions pour aider les enfants et les mères en difficultés. Tout ça devrait nous inspirer à imiter leurs exemples comme ils ont imité celui du Christ. Non seulement ils étaient ouvertement opposés à l’avortement, mais ils agissaient également pour soutenir les mères et les enfatns dans le besoin. Comme l’apôtre Jean l’a écrit, les chrétiens ne devraient pas seulement “aimer en paroles ou en discours, mais en actes et en vérité” (1 Jean 3:18)
Etre pro-vie de nos jours
De nos jours, les chrétiens agissent dans le mouvement pro-vie en accueillant ou en adoptant des enfants et en soutenant des organisations pro-vie. En France, il existe de nombreuses organisations qui travaillent à soutenir la vie. En voici quelques unes: La Maison de Marthe et Marie, qui propose des logements partagés et un soutien pour les femmes enceintes dans le besoin. La Fondation Jérôme Lejeune, qui soutient la recherche sur les déficiences intellectuelles génétiques, et qui fournit un soutien médical et financier pour les familles touchées. Et l’Alliance Vita, une organisation dédiée à promouvoir la dignité humaine de la conception à la mort, et qui offre conseils, soutien et formation.
Mais vous pouvez aussi aider, à un niveau plus personnel. Lorsqu’une femme a une grossesse non planifiée, malheureusement, parfois elle décide d’avoter. Mais parfois aussi, les femmes ont le courage d’avoir cet enfant, même si elles doivent l’élever seules. Vous connaissez peut-être des mères célibataires. Peut-être dans votre quartier, dans votre famille, ou dans votre groupe d’amis. Pouvez-vous trouver des moyens de partager leurs fardeaux, de les aider, de les soutenir ? C’est vraiment déplorable lorsque tout ce qu’un chrétien offre à une mère célibataire soit une attitude de jugement ou de condamnation. Derrière chaque mère célibataire, il y a le choix courageux de donner la vie, et cela aux prix de sacrifices personnels très couteux. Soyez le chrétien qui voit ça en elle, soyez le chrétien qui ne ménage aucun effort pour elle. C’est ce que nous faisons en tant que chrétiens. Depuis le tout début de l’Église.
Dieu est là pour vous
Si vous êtes une femme qui a dû avorter, je ne suis pas là pour vous juger. Je n’ai jamais eu à faire face à cette décision. J’ai grandi athée, et avant j’étais pour l’avortement, sans y avoir vraiment réfléchis et je ne sais pas quelle décision j’aurais prise si j’y avais été confrontée. Je ne veux pas que vous vous sentiez jugée par ma vidéo, mais je veux que vous sachiez que Dieu et les chrétiens sont là pour vous aider si vous avez du mal à vivre avec ce que vous avez fait ou si vous êtes confrontée à cette décision. Sur le site d’Alliance Vita, vous trouverez plusieurs services d’écoute qui pourraient vous aider, et vous pouvez aussi m’envoyer un e-mail à guideeparsagrace@gmail.com.
Pour soutenir ce que je fais.